Lui-même n'a pas la réponse à ces questions qui tournent en boucle dans son
"QG" : jusqu'où ira François Bayrou, qu'un sondage LH2 place désormais à 20% d'intentions de vote? Ségolène Royal maintiendra-t-elle son écart avec lui? Jean-Marie Le Pen a-t-il tendu un piège à l'UMP en quémandant ses parrainages? Comment Jacques Chirac annoncera-t-il, la semaine prochaine, son retrait de la vie politique en mai? A-t-on vraiment besoin de son soutien?
"On ressasse. On tourne en rond", lâche un membre de l'équipe de campagne.
D'autres ajustements stratégiques donnent le hoquet à la campagne de l'UMP. EADS, par exemple. Après avoir raillé les Etats qui "ne sont pas les investisseurs les plus avisés", M. Sarkozy a plaidé pour une augmentation de la part de l'Etat dans le capital de l'avionneur… deux jours après M. Bayrou et Mme Royal. "Il nous faudrait des idées nouvelles", s'impatiente un ministre.
Inquiétude au QG de Sarkozy : "On tourne en rond"